DIAGNOSTIC PLOMB Extrait de loi Les informations liées à des impératifs de santé publique La volonté de supprimer les logements insalubres ou dangereux et celle aussi de rendre les vendeurs de biens immobiliers plus responsables ont amené les pouvoirs publics à prendre également des dispositions afin de rendre obligatoire la délivrance de certificats techniques lors de transactions immobilières. Ces certificats sont au nombre de deux : présence d'amiante et lutte contre le saturnisme . Diagnostic plomb : lutte contre le saturnisme Le dispositif de lutte contre le saturnisme issu de la loi du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les exclusions a été renforcé par la loi n° 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique. Réglementation spécifique aux parties communes d’immeubles collectifs affectés en tout ou partie à l’habitation et construits avant le 1er janvier 1949 • Toutes les parties communes de ces immeubles, devront avoir fait l’objet d’un Constat de Risque d’Exposition au Plomb avant le 12 Août 2008. Si le Constat révèle la présence de plomb dans les peintures à des niveaux supérieurs au seuil réglementaire, le propriétaire ou l’exploitant a l’obligation, en application de l’Art. L. 1334-9 du CCH : Une fois les travaux effectués un contrôle après travaux est nécessaire en application de l’arrêté du 25 Avril 2006 relatif au contrôle des travaux en présence de plomb. • Durée de validité : 1 an et illimitée si le CREP ne révèle aucune présence de plomb dans les peintures. Responsabilités et obligations du syndic et du syndicat de copropriété ou du gestionnaire d’un immeuble en mono propriété : Les syndics ont un devoir de conseil auprès des copropriétaires et notamment des syndicats de copropriété des immeubles dont ils assurent la gestion. Il est de leur responsabilité d’informer les copropriétaires et de leur conseiller la réalisation et l’actualisation régulière du CREP dans les parties communes, eu égard aux risques sanitaires inhérents. En cas d’intoxication au plomb par les peintures des parties communes, la responsabilité du syndicat de copropriété serait engagée, et le cas échéant, celle du syndic si celui-ci n’a pas rempli ses obligations de conseil envers les copropriétaires. Le manquement aux obligations de sécurité et de prudence engage alors une responsabilité pénale forte.
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